sept 23

/!\ AVERTISSEMENT /!\
L’objet de cet article est à caractère virtuo-pornographique. (Grand H, nous t’invoquons !) Cette œuvre est classée 2f sur l’Echelle du Vice. (3a-h < 2q-z sur la perte de SAN.)

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Tu ne laisseras pas en vie la magicienne.
Quiconque s’accouple avec une bête sera mis à mort.
Qui sacrifie à d’autres dieux sera voué à l’anathème.
Exode 22 :17-19

Avant d’avoir le succès qu’on lui connaît, celui d’être l’œuvre hentaï la plus appréciée qui soit, les différentes séries animées de la licence Bible Black ont une origine qui n’a rien en commun avec la genèse Bible Black Gaiden mais tout à voir avec le domaine du Visual Novel. Bible Black a été produit par Active le 14 juillet 2000 et est passé à l’international en 2006 grâce à Kitty Media. (Qui dit version US dit bye bye censure mais aussi démos et commentaires de l’équipe.) Il existe une réédition du titre en « SLIM Edition » datant du 29 septembre 2006 et destinée aux bourses légères. On passe, six ans après, de 9240¥ à 2940¥, ce qui est raisonnable. Et pour tenter de nous rappeler que le jeu existe, cette édition voit son « Mode Erotique » se remplir d’autres scènes. (Nous verrons plus loin ce qu’il en est de cet argument de vente.)
Depuis la fin novembre 2009, le site d’Active est indisponible et laisse présager un avenir incertain pour ne pas dire très raide voir livide. Leurs tentatives de rattrapage (?) avec Bible Black – the Infection - (25 juillet 2008) et Discipline LS (29 mai 2009) furent plutôt molles, ce qui n’a sans doute pas arrangé les comptes. Pour ce qui est des adaptations, la dernière date de 2007 (Shin Bible Black, épisode 6), en fait, de 2008 si une restauration compte, mais une annonce de John SIRABELLA (le boss de Media Blasters, la corporation dont la branche H s’appelle Kitty Media) datant de cette année 2010 stipule l’arrivée d’un live action de Bible Black qui « can not be worse than the Live Action Dragonball ». (HAHA !) Dommage que la tendance soit aux transpositions de la 2D en 3D, inévitablement ratées malgré les assurances de certains. (C’est d’autant plus flagrant dans le domaine du cul quand on voit ce que donne par exemple Taimanin Asagi. De toute façon, ici, on n’aime pas le porno en 3D – à part pour les curiosa.) En tout cas, on sent que depuis 2007 on ne fait que traire une vache qui devient de plus en plus maigre.

La première partie de ce dossier (la deuxième arrivera lorsque j’aurai mis la main sur ces fucking DVD-PG – une idée ?) supportera seulement l’œuvre originale.

Hajime !

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S’il y a bien quelques domaines avec lesquels le Visual Novel tire son épingle du jeu, ce sont : et de un, le hentaï et de deux, la comédie. Parce que l’illusoire apparence de choix du VN, quand celui-ci n’est pas voué à l’énigme tel qu’Ever 17, dénature trop souvent la ligne générale de la narration – et on sait finalement combien sont rares ce genre de jeux très interactifs qui ne sont ni des eroges ni des galges. Peu font la remarque que, finalement, chercher à débloquer la suite d’une histoire dont l’immersion est (était) réussie ne sert à rien d’autre qu’à casser celle-ci. Rien de plus chiant que de se retaper le récit (pour un peu que l’on n’ait pas la bonne sauvegarde malgré les cent plots disponibles et que l’avance accélérée soit lente) pour effectuer deux trois choix subtils en début ou en milieu d’aventure pour rouler sur une variation de la première fin. Les Kinetics Novels ou leurs homologues plus élastiques – une fin mais le choix de la glace à la fraise ou au chocolat – ont au moins l’honnêteté de nous donner notre came sans tergiversations, les variations étant toutes vite lues d’un coup sans problèmes ultérieurs. (A : « J’adore la glace à la fraise, je t’aime. » ; B : « je n’aime pas la glace au chocolat, mais *suspense* je t’aime quand même. C’est l’intention qui compte. ») Et c’est justement en partant de cette visée du VN comme lecture à choix multiples que les eroges se révèlent supérieurs. Dans les eroges, le scénario importe moins que le déblocage des galeries. (En fait, des scènes qui y correspondent.) Nous voilà enfin en face de vrais choix, les seuls qui comptent vraiment dans la vie d’un homme ou d’une femme virile : doit-on éjaculer à l’intérieur histoire de repeupler le Japon ou à l’extérieur, face, poitrine ou pubis ? Qu’à l’image de l’importance du désir dans le sexe, le déblocage de telle variation de toute façon bourrée de plans vicieux optimise le plaisir de la découverte, qu’on s’en fout que cela suive plus ou moins la ligne précédemment lue pour un peu que l’on puisse utiliser la cire. (ENFIN, LA CIRE ! PAS TROP TOT !) Le hentaï est volage, on se moque de ce qui se passe dans ce monde tant que l’on est satisfait par les cochoncetés promises – généralement synthétisées pour l’échantillon de vente sous une unique image qui reprend plusieurs écrans du VN, comme cela se fait pour les films pornos et animés hentaï, minutage des scènes en haut à droite.

Et puis, il y a la comédie. Le VN a le gène pauvre de l’écriture dans son caryotype et on a trop vite tendance dans les phases molles entre romance et action (oui, tout ce qui ne tient pas de la romance [musclée avec des gémissements] ou de l’action dans un VN est une phase molle, particulièrement quand ça se met à décrire les choses de la vie tels que les arbres, la couleur et l’alliage des portes) à se rendre compte de la vacuité de l’écrivain payé à la ligne qu’on a débauché de son carton ayant pignon sur le trottoir de sa médiocrité. Et c’est là qu’intervient l’humour qui nous fait oublier que dans le hentaï (puisque c’est le sujet), on ne connaît la métaphore que pour ne pas dire bite. (Tige, désir, chose, dureté, virilité, sans parler du registre culinaire à base de chocolat et de lait. Miam !) Bon, ok, il existe un autre palliatif à la navrante pauvreté du VN : la violence – d’ailleurs présente dans Bible Black bien que moyennement par rapport à d’autres productions plus crues – mais tout le monde ne la supporte pas.

Voilà, Bible Black, c’est ça, du cul et de l’humour.

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Vous aurez même le droit de vanner Kurumi en toute circonstance. (Même lorsque des filles font des strip-tease dans votre classe et qu’elle en est toute chamboulée.)

En démarrant le jeu, nous sommes accueillis par une atroce musique au synthé dont l’absence de talent est si vertigineuse que l’on arrive à croire en la faute des enceintes. D’accord, la faute à la compression de fou (n’oubliez pas de changer la définition de la musique en passant de « Music from MIDI Source » à « DirectSound High ») et à l’utilisation de l’orgue artificiel, car oui, toute la bande sonore fait dans le synthétique type électro année 70 la prédisposition musicale en moins. Heureusement, ceux qui auront déjà de l’affection pour la licence Bible Black via l’adaptation ne pourront manquer d’éprouver une irrépressible nostalgie devant les thèmes bien connus tirés d’ici. Le compositeur (la page officielle parle de « Artistic Concept » [アーティスティック コンセプツ] – étrange quand la composition n’est ni conceptuelle, ni artistique… serait-ce le véritable nom de l’individu ?), œuvrera en tout sur trois œuvres de SEISHŌJYO [聖少女]. Il n’empêche que malgré la médiocrité de la composition, du timbre bien cheap, il saura transposer pour Bible Black quelques thèmes forts sympathiques à défaut d’être ambitieux. Si vous appréciez la musique mais que le MIDI fournit avec le jeu vous paraît repoussant, il existe un CD avec les vingt pistes en meilleure qualité. Celui-ci était disponible avec l’achat de l’édition limitée qui fournissait le jeu, l’OST et une carte téléphonique. Au passage, la version japonaise est capable de gérer la musique directement depuis le CD pour ceux qui le possède et qui voudrait l’utiliser. En tout cas, allez savoir qui a choisi les titres des pistes mais ils sont vraiment très sexy : « Vice », « Pater noster », « Tetragrammaton » ou le meilleur pour la fin : « Jesus Christ » !

Bible Black, quitte à savoir de quoi ça parle, c’est l’histoire de Minase et de sa copine d’enfance qui vient le (qui vient vous) réveiller tous les matins. Déjà, le VN commence par la scène la plus stéréotypée qui soit quoique pas forcément la plus utilisée, en tout cas, la scène la plus représentative que l’on puisse se faire d’un eroge. Ce n’est pas pour rien que le premier galge de Satō (NHK ni yokosō – qui est quand même la description la plus intéressante du moment pour ce qui est du milieu des otakus névrosés) commence ainsi : on démarre en se faisant réveiller par une pure bishōjo et là de s’écrier : « Nihon banzaï ! » D’ailleurs, toutes les journées jusqu’au jour fatidique, la nuit de Walpurgis, commencent ainsi avec les variations qui vont avec. (Qu’elle est affective cette charmante petite Kurumi qui va bien passer à la casserole à un moment ou à un autre…) Mais reprenons, Minase est un sceptique, il ne croit pas à la magie noire, ce qui n’est pas l’avis de Kaori, une collègue de classe qu’il passe son temps à ridiculiser. Il y a une rumeur à propos d’un massacre qui aurait eu lieu il y a douze au sein d’un cercle de magie ayant établi ses quartiers dans une remise du lycée. Minase, par un hasard des plus propices, va prouver qu’il ne s’est rien passé en se rendant sur place mais, bien sûr, il tombe sur la « Bible Noire » qui propose tout un choix de rituels de soumission qu’il va tester en même temps qu’il testera sa foi envers la magie. Il n’est pas le seul à s’intéresser à son contenu qui peut aller très loin et promettre beaucoup.

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Vous en connaissez beaucoup qui trouvent que se faire réveiller par Kurumi est une torture ? (Une fois de plus, la culture otaku prouve qu’elle n’a pas pour objectif d’être réaliste.)

Autre duo de choc, le sexe et l’ésotérisme.
Su-per e-ffi-ca-ce.

C’est bien connu, la luxure est l’apanage des satanistes, une bande de joyeux queutards qui passe son temps à essayer d’invoquer des succubes pour se faire pomper le radis. Les références bibliques et ésotériques parsèment de bout en bout Bible Black – à commencer par la citation de l’Exode cité en en-tête de cet article malgré un décalage d’un verset dans les coordonnées communiquées par le VN, à moins qu’il ne s’agisse d’une histoire de version… En tout cas, il est difficile de ne pas sourire quand l’épée de la cinématique porte le sigle INIR (une manie de l’inversion satanique à moins que ce ne soit à cause d’un copyright des romains ?) et il est difficile de savoir honnêtement si les incantations énumérées ne sont rien d’autres qu’un patchwork versant dans le charabia de psalmodies connues ou s’il y a une véritable passion du scénariste pour l’ésotérisme. (KONAKA Chiaki J. [小中 千昭] est bien connu pour l’intérêt qu’il porte aux choses cthulhuesque et aux théories mystiques, paix à son âme pour la comparaison faite.)

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Zazas Zazas Nasatanada Zazas !

Impossible de se faire une idée précise quand on ne connaît pas parfaitement ce domaine épineux qui demande une grande érudition – ça n’est malheureusement pas le cas ici mais cela donne une future idée d’article -,  surtout pour ce qui est des symboles type cercles de magie qui ne facilitent pas la recherche. Ce qui met la puce à l’oreille, c’est quand même la volonté de l’auteur (SEISHŌJYO, le scénariste) de décrire avec « précision » (du point de vue du néophyte) le domaine, ne serait-ce que pour pauser l’ambiance. Il ne se contente pas d’imiter de manière totalement pathétique les clichés atmosphériques du genre tout en révélant son inculture profonde (les scénaristes d’animés de science-fiction qui savent ce qu’implique réellement le mot « quantique » doivent se compter sur les doigts d’un manchot) pour finir, comme la plupart, par « inventer » une physique propre bidon et sortir une magical girl (version gothique) de son chapeau. Bizarrement, il suit, par exemple, tantôt une passe d’astrologie (Kaori commence avec une incantation tirée de la Poule Noire, livre qu’on trouvera dans sa bibliothèque même si on ne comprend pas du tout l’intérêt de réciter une formule avant une passe qui est avant tout destinée à activer les effets d’un anneau…), tantôt deux parties incomplètes d’un rituel d’invocation (tirées du Lemegeton), et c’est dire si c’est long puisque cela dure pas moins de huit minutes quarante secondes en automode avec une vitesse normale ! Pire, Kaori vous obligera à l’écouter décrire pas moins de huit livres de magie, tous plus « véritables » les uns que les autres quoique les descriptions soient franchement à prendre avec des pincettes surtout quand on sait que dans ce domaine, l’origine des manuscrits est quasiment toujours sujet à caution puisque c’est leur but que de s’accrocher à des légendes pour légitimer leur contenu. (Cardus auteur du Grimoire d’Honorius ?)

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Kaori va vous apprendre la magie noire en dix leçons. On dit quoi ? Itadakimasu !

Passage obligatoire que de passer l’énumération avec origine et rumeurs à la clef pour débloquer la suite, tout ça pour insérer la Bible Noire dans un environnement réel et la déclarer pinacle de toute cette marchandise, ceci n’étant que l’exacte ruse qu’utilisa LOVECRAFT pour faire passer la pilule de son Necronomicon : il le cita au milieu d’ouvrages existants et les lecteurs curieux ne firent qu’ennuyer les standards de leur bibliothèque en requérant un livre qui n’existe pas. Ce n’est pas un hasard si dans la bibliothèque de Kaori, on peut voir un bout de « Nec…(ronomicon) », un bout pour ne pas vendre la mèche trop vite, un « Révélations de Glaaki » inventé par Ramsey CAMPBELL, un « Mystères du Ver » inventé par Robert BLOCH, des inventions littéraires parmi de vrais livres comme le Dragon Rouge, ou encore, des références de Death Metal comme « Chapel of Ghouls » du groupe Morbid Angel à moins que ce ne soit une mauvaise transcription du « Cults of Ghouls » de BLOCH. Ce qui retire pas mal de crédibilité à ce melting pot, c’est l’orthographe, le remplacement des O par des D, ce qui donne des « Daedndlatreia » ou « Grand Grimdire ». Le truc, c’est que l’on peut se dire qu’étant donné que le poste de CG background n’est pas tenu par la même personne que le scénariste, l’incompétence de DIE-WAVE (ジー・ウェーブ) (dont les CGs background sont d’une laideur affligeante !) a pu détourner l’intention de SEISHŌJYO. Enfin, la traduction anglaise (pro) donne du Astraloth à la place d’Astaroth et puis, commencer une invocation en tant que débutant par Dantalion pour se faire la dent puis commuter sur Astaroth après un échec, il faut vraiment s’y croire – mais nous sommes dans un VN, c’est vrai, même si ça veut se la jouer réaliste.

Vous l’aurez compris, il y un minimum d’exigence qui crédibilise un minimum le tout, et institue une ambiance pas dégueulasse que l’on retrouvera jusque dans le design du programme créé par ANPON (あんぽん), avec ses petits pentagrammes trop choupi. Ne soyons pas crédule, l’ésotérisme dans Bible Black est sans doute aussi réfléchi que les symboles religieux dans Evangelion – n’empêche que SEISHŌJYO a feuilleté quelques livres.

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Sans oublier son livre de chevet : le Kāmasūtra.

De toute façon, Bible Black, c’est un Visual Novel de luxe. Une longueur incroyable pour un eroge, longueur qui n’est pas due à la durée prise par chacune de ses scènes X. (Il y a des VNs qui abusent véritablement de la patience de leurs lecteurs lors de leurs scènes pornographiques.) Au contraire, Bible Black voit ses scènes être plus courtes que la moyenne générale, privilégiant leur diversité, n’appuyant jamais plus que nécessaire sur un event line art – pour les faire passer assez rapidement. C’est quand même un des reproches qu’on peut faire au jeu : on a à peine le temps de tirer sa braguette. Même si le scénario n’est pas très original, il répond à la demande, c’est-à-dire qu’il permet un certain attachement aux personnages contrairement à tous ces jeux qui se torchent en quatre heures et qui sont des successions de plans intra-vaginaux appliqués à des stéréotypes ultra-rigides et insipides oubliés en un claquement de doigt.
A côté de ça, on a donc un nombre important de scènes. Le « Mode Erotique » de la première édition en compte vingt-cinq mais la « SLIM Edition » en propose pas moins de trente-neuf ! En fait, il ne s’agit pas de nouvelles scènes créées pour l’occasion comme on pourrait le croire, mais d’une complétion du mode. Des vingt-cinq scènes initiale, on en garde vingt-trois, on étend la longueur des deux autres et on rajoute quatre alternatives de scènes déjà proposées. Les dix restantes sont les scènes qui manquaient terriblement à ce mode – se contenter de les observer depuis la galerie CG n’a rien d’exceptionnel – telles que les mauvaises fins, pour ne citer que ce qui ne gâchera pas la surprise à ceux qui n’auraient pas joué au jeu. Ce qui fait un total de trente-cinq scènes très jouissives (lavement, futanari, trios, urolagnie, etc.) demandant une bonne quantité d’artworks.
L’énumération se poursuit avec la conséquence directe de ce qui vient d’être dit : le jeu comprend douze fins dont trois qui ne sont pas que des pis-aller vers le néant ou l’harassement sexuel. Ce qui n’est pas rien.
Enfin, cerise sur le gâteau, tous les personnages ont des seiyuus, même les personnages masculins ! Ce n’est pas souvent que l’on peut s’entendre jouir dans un eroge. Ceux qui pensent que cela réduit l’immersion pourront bien évidemment l’empêcher de jouer ou ne jouer que les voix des personnages féminins.

Et puis, comment oublier le principal : le dessinateur ! SEISHŌJYO (ou encore Alexi PHARMAKON) qui a déjà été cité au poste de scénariste s’occupe aussi des dessins. Pour ce qui est de son curriculum vitae, celui-ci a commencé en 1992 sur du mah-jong coquin (la série des Mah-jong Fantasia) avant d’officier sur ses titres les plus connus : Heatwork (Endless – 1997), Discipline -a record of Crusade- (Active – 2002), Cleavage (Endless – 2005), et bientôt Starless (Endless – 2011). Bible Black est sans conteste son œuvre la plus reconnue bien que n’étant pas la plus aboutie.

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Les couvertures de deux de ses travaux : Angel Halo et Mah-jong Fantasia III – 2001 edition -

Vous ne trouverez pas de DFC chez lui, il est définitivement acquis à la cause oppai – et parfois il abuse. C’est un dessinateur qui possède un minimum de talent (vous commencerez à comprendre que la conclusion sera que Bible Black a tout au minimum, ce qui est loin d’être le cas de tous – parce que le maximum, c’est quand même autre chose, même au sein du hentaï), qui, en tout cas, en a assez pour nous donner quelque chose de potable passé la détestable patine représentative des visuels d’un VN. Pourquoi, ô Dieu du Vice, les artworks issus des VNs doivent-ils forcer le trait du numérique au point de nous présenter des créations si artificielles ? Il faut comparer les artworks de SEISHŌJYO jeu / hors jeu ainsi qu’avec ce qu’en fit YOSHITEN [よし天] – les artbooks sur Bible Black peuvent en témoigner – pour prendre conscience de la perte subie. On en vient à se demander légitimement si cette laideur est due à une norme visuelle régnant sur l’industrie (ŌBA Tsugumi [大場 つぐみ] dans Bakuman nous dit bien qu’il est nécessaire d’adapter son trait pour dessiner des mangas, en serait-il de même pour les VNs ?), s’il s’agit d’une contrainte liée au support puisqu’il faut pouvoir, sur un artwork ou une paperdoll, adapter des variations, ou s’il s’agit d’une paresse de la part des dessinateurs devant un média aussi ingrat et moins bien reconnu que l’animation et l’illustration ? La troisième solution est douteuse puisque certains dessinateurs adoptent cette patine qui va à l’encontre de leur style habituel. Pourtant, quelqu’un comme HUKE dont l’article sur Saya no Uta portait tous ses espoirs d’élévation quand à sa participation avec Nitro+ (concernant Steins;Gate), opère quand même une baisse de niveau bien malheureuse malgré qu’il ait gardé son style personnel. De toute manière, HUKE est une exception puisque généralement, il faut lire de la création amateur pour apercevoir de vrais dessins dans un VN.
C’est une question sans réponse.

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Oppai check clear ! No DFC ! Next !

Au final, malgré sa qualité indéniable, on ne peut que se rendre à l’évidence, ne pouvant éviter une juste crucifixion : Bible Black n’est qu’un excellent préliminaire, rien d’autre, qui a donné droit à une exploitation fructueuse dans le domaine de l’animation. (Et a démocratisé le futanari.) Mais ceci est une autre histoire.

écrit par Ileca \\ tags: , , , , , , , , , , , ,


A trois, tu te réveilleras et tu écriras un commentaire constructif. Un... deux... Trois !