/!\ AVERTISSEMENT /!\
L’objet de cet article est à caractère virtuo-pornographique. (Grand H, nous t’invoquons !) Cette œuvre est classée 2l sur l’Echelle du Vice. (3a-h < 2q-z sur la perte de SAN.)

Interrogez n’importe quel otaku dépravé sur les entreprises productrices d’eroges les plus connues, il est fort à parier qu’à côté d’Active (Bible Black, Discipline), il vous dira en toute objectivité : Lilith. Dans le vaste monde anglophone - à défaut de pouvoir prétendre généraliser au Japon au vu de la petite fraction d’eroges qui nous arrive dans les bras -, Lilith est sans doute une des premières entreprises dans le domaine des nukige (ou yaruge), ces visuals novels mettant le scénario au service du sexe quand un visual novel peut obtenir la mention d’eroge simplement parce qu’il y a trois artworks avec plus de poils que de vêtements. Les nakige (visuals novels stimulant les glandes lacrymales) sont forts dans ce domaine où l’aspect érotique est utilisé comme simple plus-value, gadget tristement obligatoire et généralement mal inséré pour cause d’incompétence. (Après tout, ce n’est pas leur domaine.)
A vrai dire, il n’est pas difficile d’arriver à cette conclusion sur la place prise par Lilith puisque le succès d’un manga se mesure généralement à sa longueur et à ses adaptations. (Cela n’a strictement rien à voir avec la qualité, nous sommes d’accord.) Or, Lilith peut se targuer d’avoir une boîte quasiment entièrement dédiée à l’adaptation de ses eroges. Il s’agit de Pixy. Il suffit aussi de comparer la qualité de ces adaptations avec ce qui se fait en moyenne quand un auteur de manga hentaï ultra connu bénéficie de ces faveurs : le résultat est sans appel et bien souvent, il ne vaut mieux pas s’y frotter sous peine de désespoir. En effet, combien d’adaptations d’eromangakas largement compétents à ne pas nous donner envie de nous arracher les cheveux en hurlant : « zetsubō shita ! » ?
Pixy a voulu frapper fort lors de sa mise en activité, mai 2006, avec l’une des premières grosses licence de Lilith : Himekishi Lilia. Au vu des moyens et des talents exercés, ils ont raflé la mise. Il faut dire qu’ils ont pris leur temps pour peaufiner leur début (prononcez « débiou ») puisque cette série de six OAV (le format habituel chez Pixy étant de quatre) a vu son dernier opus sortir en juillet 2010, soit quatre ans après le premier. Sans doute un faux argument si l’on considère que les délais de production dans l’animation hentaï sont assez particuliers, surtout si l’on se rappelle que cette firme a un nombre de projets assez spectaculaire. N’empêche qu’Himekishi Lilia est le meilleur de Pixy, sans conteste grâce à son réalisateur/scénariste/chara-designer ASANO Hiro (浅野 ヒロ) qui a quand même officié comme animateur clef sur Boogiepop Phantom, s’il-vous-plaît. (Ce qui est déjà mieux que 85,16% des animateurs de hentaï même si Boogiepop Phantom n’est pas réputé pour son animation.)

Bien entendu, Lilith est l’exemple même de la boite avide de bénéfices puisque sa politique éditoriale est quand même dirigée vers la production de masse et ce, au détriment de cette fameuse qualité qui nous importe. Certains utiliseront cet argument pour tirer un constat amer sur l’industrie - bien qu’il leur sera difficile de dire que le hentaï, c’était mieux avant. On ne saurait leur en tirer rigueur mais il ne faut pas oublier que la masturbation s’exempte assez facilement de tout raffinement intellectuel et qu’il est fascinant de constater qu’en cette matière, la médiocrité et les excès peuvent suffire.
Lilith possèdent plusieurs branches : « Lilith » pour ce qui est de la production courante, mainstream, grand public ; « Black Lilith » qui est, sans que l’on prenne le risque de se tromper, à l’origine de la célébrité de cette entreprise. Il s’agit de produits dont le degré de perversion atteint un stade dramatiquement pathologique, plus violents, déviants, où tout humour a été retranché. Si la branche Lilith ne se démarque pas énormément de ce qui se fait habituellement, Black Lilith a su répondre aux attentes des lecteurs sans sombrer néanmoins dans les perversions les plus libidineuses ; arrive « Lilith Mist », branche plutôt délaissée, qui se targue de tenir le juste milieu.
En dernier intervient « Anime Lilith » qui ne sont que des produits essentiellement issus de la section Black Lilith et profitant de scènes bassement animées.
Au sein de Lilith, la licence la plus célèbre (et juteuse) est sans conteste celle de Taimanin Asagi que nous allons prendre le temps de détailler. (La seconde étant sans doute Kangoku Senkan.) On voit là une preuve de la place de Lilith puisque cette licence totalise à elle-seule six eroges (bien que trois d’entre eux peuvent être classés comme disques additionnels, mais quitte à chipoter, il faudrait alors rajouter les eroges qui utilisent le monde des taimanin), deux adaptations animées, un manga, deux artbooks, et, comble de la consécration : une adaptation live !
Et ce n’est pas tout car cet article s’écrit à l’occasion de l’arrivée sur le marché du septième (ou quatrième, c’est selon) eroge poursuivant cette licence, le bien nommé Taimanin Yukikaze. Pire, Taimanin Asagi 3 a été annoncé pour 2012. Comme quoi la source n’est pas prête de se tarir.
HAJIKKKUUUU !
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écrit par Ileca
\\ tags: Black Lilith, Chaos Arena Hen, DAITŌ Baku, Kagami, KIMATA Shinji, Lilith, Perfect Edition, Piēru Hige, Pixy, SASA@, Taimanin Asagi, Taimanin Asagi Gaiden, Team Tetsu, Visual novel
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