jan 13

snk00

Les meilleures ventes de manga au Japon sont majoritairement sous la férule des locomotives du Jump. Les scores de One-piece, Naruto et Bleach ne surprennent personne à défaut d’en désespérer certains. Pourtant, il arrive parfois qu’une série trône aux nues sans que celle-ci ne correspondent tout à fait aux critères habituels. Il n’y a donc rien de plus intriguant que Shingeki no Kyojin et sa place vertigineuse pesant plus de trois millions sept cents exemplaires vendus en 2011 selon Oricon, rien ne prédestinant, à première vue, une telle intrusion. (Onzième juste après Gantz.) Shingeki no Kyojin a vraiment de quoi éveiller la curiosité car il suffit d’en lire le résumé pour savoir qu’un tel titre n’a rien à voir avec ses pairs de podium, surtout quand les éclats de voix qui vous parviennent en font un titre noir où la violence n’est pas qu’un simple effet de style irréaliste et trop cool pour adolescent décérébré. A partir de là, cette reconnaissance éclair pour ISAYAMA Hajime (諫山 創), petit nouveau qui n’est là que depuis 2009, tellement jeune qu’il n’a pas vraiment filtré jusqu’à nous, s’assaisonne d’un parfum suffisamment appétissant pour que nous nous penchions dessus.

Hajime !

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déc 15

018

Type : Ball-Jointed Doll

Editeur : VOLKS
Collection : Dollfie Dream
Edition : quantité limitée (acquisition du droit d’achat par loterie)
Sculpteur : KITAHARA Kosuke (北原 康介) de ZOUKEI-MURA INC.

Date de sortie : 13 Mars 2011
Evènement : Home Town Dolpa Kyoto 8 au Kyoto Pulse Plaza
Source : Béatrice d’Umineko no Naku Koro ni
Site officiel japonais : http://www.volks.co.jp/jp/umineko/index.html
Site officiel américain : http://www.volksusa.com/kyoto8beatrice.html

Au moins, je sais pourquoi je ne suis pas photographe. Gérer la lumière et les contraintes du cadre sont de vraies tortures. Ces photos ont été prises avec un Panasonic DMC-FS30 par un gros débutant qui a un ratio de 1/40 photos ratées.

Les titres de série sont là uniquement pour que l’on se foute de ma gueule. Parce que ça le mérite bien. Rassurez-vous, je n’en suis pas encore au roman photo où je prends le thé avec elle en l’appelant ma fille (plutôt « ma bichonne »), ce qui est pour la collectionneuse l’équivalent du dakimakura pour l’otaku.

Hajime !

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déc 07

km00

Kimera est une OAV de 1996 assez particulière puisqu’elle a pour base une sorte de yaoi très ambigu. Alors oui, les psychorigides qui ne jurent que par leur hétérosexualité monolithique, vous pouvez d’ores et déjà dégager. Le manga qui a servi de base pour cette OAV est de KODAKA Kazuma (こだか 和麻) connue pour Kizuna, Not Ready! Sensei et ses parodies hentaï où Hughes n’hésite pas à s’enfiler Roy Mustang, ce dernier s’accrochant désespérément au rideau. Les voies de l’uke et du seme sont impénétrables mais n’ont heureusement que peu à voir avec Kimera qui se démarque de ces joutes sexuelles en retombant dans une narration classique.

Hajime !

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oct 26

/!\ AVERTISSEMENT /!\
L’objet de cet article est à caractère virtuo-pornographique. (Grand H, nous t’invoquons !) Cette œuvre est classée 2l sur l’Echelle du Vice. (3a-h < 2q-z sur la perte de SAN.)

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Partie Une du dossier sur la saga Taimanin.

Voilà la seconde partie qui se focalisera sur Taimanin Asagi 2 et Lilith-Izm02 ~Nakadashi/Haramase Hen~. Le résumé de Taimanin Asagi 2 spoile le 1, c’est normal mais je préfère prévenir.

HAJIKKKUUUU !

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oct 05

/!\ AVERTISSEMENT /!\
L’objet de cet article est à caractère virtuo-pornographique. (Grand H, nous t’invoquons !) Cette œuvre est classée 2l sur l’Echelle du Vice. (3a-h < 2q-z sur la perte de SAN.)

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Interrogez n’importe quel otaku dépravé sur les entreprises productrices d’eroges les plus connues, il est fort à parier qu’à côté d’Active (Bible Black, Discipline), il vous dira en toute objectivité : Lilith. Dans le vaste monde anglophone - à défaut de pouvoir prétendre généraliser au Japon au vu de la petite fraction d’eroges qui nous arrive dans les bras -, Lilith est sans doute une des premières entreprises dans le domaine des nukige (ou yaruge), ces visuals novels mettant le scénario au service du sexe quand un visual novel peut obtenir la mention d’eroge simplement parce qu’il y a trois artworks avec plus de poils que de vêtements. Les nakige (visuals novels stimulant les glandes lacrymales) sont forts dans ce domaine où l’aspect érotique est utilisé comme simple plus-value, gadget tristement obligatoire et généralement mal inséré pour cause d’incompétence. (Après tout, ce n’est pas leur domaine.)

A vrai dire, il n’est pas difficile d’arriver à cette conclusion sur la place prise par Lilith puisque le succès d’un manga se mesure généralement à sa longueur et à ses adaptations. (Cela n’a strictement rien à voir avec la qualité, nous sommes d’accord.) Or, Lilith peut se targuer d’avoir une boîte quasiment entièrement dédiée à l’adaptation de ses eroges. Il s’agit de Pixy. Il suffit aussi de comparer la qualité de ces adaptations avec ce qui se fait en moyenne quand un auteur de manga hentaï ultra connu bénéficie de ces faveurs : le résultat est sans appel et bien souvent, il ne vaut mieux pas s’y frotter sous peine de désespoir. En effet, combien d’adaptations d’eromangakas largement compétents à ne pas nous donner envie de nous arracher les cheveux en hurlant : « zetsubō shita ! » ?
Pixy a voulu frapper fort lors de sa mise en activité, mai 2006, avec l’une des premières grosses licence de Lilith : Himekishi Lilia. Au vu des moyens et des talents exercés, ils ont raflé la mise. Il faut dire qu’ils ont pris leur temps pour peaufiner leur début (prononcez « débiou ») puisque cette série de six OAV (le format habituel chez Pixy étant de quatre) a vu son dernier opus sortir en juillet 2010, soit quatre ans après le premier. Sans doute un faux argument si l’on considère que les délais de production dans l’animation hentaï sont assez particuliers, surtout si l’on se rappelle que cette firme a un nombre de projets assez spectaculaire. N’empêche qu’Himekishi Lilia est le meilleur de Pixy, sans conteste grâce à son réalisateur/scénariste/chara-designer ASANO Hiro (浅野 ヒロ) qui a quand même officié comme animateur clef sur Boogiepop Phantom, s’il-vous-plaît. (Ce qui est déjà mieux que 85,16% des animateurs de hentaï même si Boogiepop Phantom n’est pas réputé pour son animation.)

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Bien entendu, Lilith est l’exemple même de la boite avide de bénéfices puisque sa politique éditoriale est quand même dirigée vers la production de masse et ce, au détriment de cette fameuse qualité qui nous importe. Certains utiliseront cet argument pour tirer un constat amer sur l’industrie - bien qu’il leur sera difficile de dire que le hentaï, c’était mieux avant. On ne saurait leur en tirer rigueur mais il ne faut pas oublier que la masturbation s’exempte assez facilement de tout raffinement intellectuel et qu’il est fascinant de constater qu’en cette matière, la médiocrité et les excès peuvent suffire.

Lilith possèdent plusieurs branches : « Lilith » pour ce qui est de la production courante, mainstream, grand public ; « Black Lilith » qui est, sans que l’on prenne le risque de se tromper, à l’origine de la célébrité de cette entreprise. Il s’agit de produits dont le degré de perversion atteint un stade dramatiquement pathologique, plus violents, déviants, où tout humour a été retranché. Si la branche Lilith ne se démarque pas énormément de ce qui se fait habituellement, Black Lilith a su répondre aux attentes des lecteurs sans sombrer néanmoins dans les perversions les plus libidineuses ; arrive « Lilith Mist », branche plutôt délaissée, qui se targue de tenir le juste milieu.
En dernier intervient « Anime Lilith » qui ne sont que des produits essentiellement issus de la section Black Lilith et profitant de scènes bassement animées.

Au sein de Lilith, la licence la plus célèbre (et juteuse) est sans conteste celle de Taimanin Asagi que nous allons prendre le temps de détailler. (La seconde étant sans doute Kangoku Senkan.) On voit là une preuve de la place de Lilith puisque cette licence totalise à elle-seule six eroges (bien que trois d’entre eux peuvent être classés comme disques additionnels, mais quitte à chipoter, il faudrait alors rajouter les eroges qui utilisent le monde des taimanin), deux adaptations animées, un manga, deux artbooks, et, comble de la consécration : une adaptation live !

Et ce n’est pas tout car cet article s’écrit à l’occasion de l’arrivée sur le marché du septième (ou quatrième, c’est selon) eroge poursuivant cette licence, le bien nommé Taimanin Yukikaze. Pire, Taimanin Asagi 3 a été annoncé pour 2012. Comme quoi la source n’est pas prête de se tarir.

HAJIKKKUUUU !

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juin 24

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Il ne s’agit pas ici de critiques successives de trois mangas qui n’ont pour seul lien que leur auteur mais bel et bien une sélection choisie dont tout ce qui sera énoncé sur le premier élu se répercutera fatalement sur les deux suivants. Après l’introduction à l’univers de FURUYA Usamaru (古屋 兎丸) que fut Palepoli, nous allons nous attaquer à ce que l’on peut considérer comme étant la partie de son œuvre la moins référentielle. Si dans Palepoli, il était difficile de déterminer le style personnel de son auteur à cause de la représentation d’une multitude de genres via une volonté parodique et une recherche sur soi, ces trois mangas sont sans doute ceux qui représentent le plus ce qu’est le trait de FURUYA lorsqu’il ne suit aucun modèle. De même, les thématiques semblables de ces trois œuvres - qui vont d’ailleurs permettre les correspondances - sont au cœur des réflexions de FURUYA dès lors que l’on s’éloigne des adaptations et expérimentations qu’on lui connaît. Alors, plutôt que d’écrire trois critiques semblables dont le synopsis diverge, ce à quoi on se refusera par dégoût de la répétition, et plutôt que de rejeter, justement, deux critiques, autant les réunir pour condenser les réflexions qu’il y a à en tirer.
(D’ailleurs, comme toujours pour ce qui est d’une analyse globale, bien des points pourront toucher d’autres de ses mangas, tels 51 façons de protéger sa petite amie… oups, le très mal traduit Tokyo Magnitude 8 ou Je ne suis pas un homme, si ce n’est que les ajouter à la liste de présence de cet article ne ferait que le perdre sur d’autres considérations, parce qu’après tout, Tokyo Magnitude 8 est un manga apocalyptique, etc.)

Hajime !

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